jeudi 11 février 2016


Aujourd'hui, une seule sortie: le monastère de Santa Catalina de Siena!
Après un petit déjeuner insignifiant à l'hotel (se force pas du tout pour un 3*), retour à la chambre, rasage, douche, propre comme un sou neuf, c'est l'heure de la correspondance (privée celle-là...), puis je vous ai publié une page mais là, je fais exception car je vous en publie une deuxième dans la même journée car le monastère, c'est é-p-o-u-s-t-o-u-f-l-a-n-t-(!!!) pour plusieurs raisons...

La première c'est que c'est beau!

Mais aussi, c'est que c'est vaste: on dit que c'est une ville dans la ville. Presque 220 milles pieds carrés de surface (si je ne me trompe pas...20420m. carrés), la partie visitable du moins car il y a aussi une partie qu'on ne peut visiter, celle où les sœurs habitent encore. Ce sont des sœurs cloitrées, des carmélites. On ne les voit pas. Elles vivent dans le silence. Elles exploitent un petit café, qu'on trouve au milieu de la visite, où un personnel péruvien vend des biscuits faits maison par elles. Il y a bien une boutique de souvenirs, mais que de la camelote. Le monastère est si vaste qu’il est semblable à une petite ville avec ses rues, ses jardins, ses cloîtres et ses parcs. Mais ce ne sont que des habitations construites de tout temps pour héberger les sœurs qui étaient plus de 400 un certain temps, maintenant que 40. On dit que c'est le plus grand couvent au monde.

C'est aussi un retour dans l'histoire: ça date de 1570, du temps des Espagnols, donc architecture coloniale espagnole mais à consonance indienne aussi et cela a traversé le temps, les tremblements de terre mais pas sans des pertes (notamment des étages supérieures) et des restaurations. Il n'est ouvert au public que depuis 1970 et ça coûte un bras pour la visite (40 Soles soit environ 15 dollars...un bras car ici, une entrée dans un musée, tel le MAC, c'est 3 soles et les autres sont aussi peu chères...ou pour vous donner une autre idée... la salade de chez ZigZag coûtait 20 soles et le trio de ''carne'' environ 30, le tout dans un resto de première catégorie). De toutes façons, ça vaut la peine pour la richesse de ce lieu.

L'eau est une composante une importante de ce lieu. Elle circulait par des rigoles dans les appartements pour la cuisine, la ''lavanderia'', Il y avait un système ingénieux de purification de l'eau qui consistait à la faire s'écouler à travers des vasques volcaniques placées dans les pièces, donc de la pierre qui filtrait l'eau goutte à goutte, etc... En gros, chaque appartement comportait une, deux ou trois pièces, soit chambre, cuisine et petit salon...surprenant d'aisance pour des carmélites mais un héritage des classes sociales aisées dont elles ont été constituées, car la tradition voulait que chaque famille, à ce qu'on dit, ait un membre dans les ordres...(ça fait penser au Québec, les prêtres des années 50, c'était un peu la même chose) Et mieux que cela, elle pouvait avoir des servantes, quelques unes en avaient même trois...

Anyway...

Voici des photos qui parleront par elles-mêmes!

C'est le cas de le dire...elles parleront!

Mais elles parleront demain car...les charger sur le site du blog avec l'internet de 17h21, c'est devenu impossible!  Alors, ça attendra demain matin tôt...on aura plus de chance! Peut-être!?

Ce soir pour le souper, je fusionne encore!
Mais je fusionne péruvien-italien!!!
J'ai le goût de pâtes...
Je vais à la Trattoria de la Monestaria, tout à côté du fameux couvent.

De retour de la Trattoria, internet a un regain d'énergies et mois aussi! Les voici!












Ci-dessous, une illustration d'une cellule d'une carmélite des temps anciens...
À cette pièce, se jouxtait une cuisine et un petit salon souvent et elles pouvaient se vendre entre elles ces appartements...On dit que sœur Truc a vendu à sœur Machin sa cellule, en 1600 quelques, pour 50 pesos! En 1600!!! J'imagine l'énormité de cette valeur et surtout le lucre, en quelque sorte, dans lequel elles vivaient...:-), cela dit par rapport au commun des mortels qui vivait de l'autre côté du mur d'enceinte et qui donnait des offrandes au Carmel!
 







 
Ci-dessous, gros plan pour Robin des Bois, pour qu'il évalue le passage du temps...:-)




 
Maintenant, un des trésors de ce monastère, ce sont environ 400 toiles, huile sur lin, de l'école Cusquena (de Cuzco) retrouvées, restaurées et accrochées dans quatre salles disposées en croix:
 


 
Il faut dire que la religion occupe une grande place dans la vie péruvienne. Juste pour vous faire comprendre, la devise de la Police Nationale du Pérou est '' Dios, Patria, Ley''
soit ''Dieu, La Patrie, La Loi''
 
Dans le guide Michelin, sur ce sujet, on lit que...
 
''La religion occupe une place importante au Pérou, dans la vie quotidienne comme dans l’histoire du pays. Un parfum de religiosité flotte dans les rues de Lima, de Cuzco ou d’autres grandes villes, entre les innombrables églises combles à l’heure de la messe, l’artisanat coloré des retables bibliques (retablos) et les multiples fêtes populaires chrétiennes. Les Péruviens restent attachés au culte des images pieuses, lesquelles leur servent d’intercesseurs auprès du divin. Dans les régions andines, la dévotion reste enracinée dans des cultes hérités du passé précolombien, que la religion catholique des colonisateurs n’est pas parvenue à faire oublier : adoration des forces naturelles, du Soleil et de la Terre-mère. Ces deux versants spirituels coexistent, se mélangent et fusionnent même parfois.''
 
''Hérité de la conquête espagnole, le catholicisme est la principale religion au Pérou (85 % de la population), où il fut d’ailleurs religion d’État jusqu’en 1979. Aujourd’hui encore, la Constitution péruvienne affirme que l’État « reconnaît l’Église catholique comme un élément important de la formation historique, culturelle et morale du Pérou et lui apporte sa collaboration... ''.
 
Anyway, vous avez les photos...À vrai dire je ne crois pas qu'ils illustrent pleinement la beauté de ce lieu mais quand même, ça vous donnera une idée!
 
 
 
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2 commentaires:

  1. C'est vrai que le Monastère est très beau, surtout la partie avec les vasques d'eau dans le jardin! Incroyablement ingénieux. Prends un tour pour sortir de la ville..tu peux prendre un tour qui t'amènera sur un promontoire ou tu pourras voir le mont Misti et ses neiges éternelles...ça vaut le coup...! À défaut de le grimper tu pourras au moins dire que tu l'as vu!!

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    1. Le Misti, je le regarde tous les matins en déjeunant, pas sur le promontoire certes, à plus grande distance peut-être, sur la terrasse de l'hôtel. Mais quant aux neiges éternelles, les changements climatiques et, je crois aussi, le réveil du Misti ou alors la saison (été) fait qu'il y en un peu moins, en tous cas moins que sur les monts avoisinant, tout proche e Chachani et au sud le Pichu Pichu que je vois aussi au loin, par beau temps clair.

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