samedi 25 janvier 2014
Bon...nouveau message parce que ça devenait compliqué à suivre, il me semble...:-)
Je vous disais donc que je partais en train aujourd'hui pour Biala Podlaska...''16h10 - Moskva/Belorusskaja'', un train pour la Biélorussie et terminant à Moscou...toute une ride!
Moi je n'avais que 2h10 à faire et je débarquais juste avant la frontière avec la Biélorussie!
Me voilà arrivé maintenant, il est 18h59. Le voyage a duré deux heures environ dans un compartiment deuxième classe à six passagers. Dans mon compartiment, enfin dans tout le wagon aussi semble-t'il, aucun chauffage ne fonctionnait. Aussi le contrôleur est venu nous informer que nous étions transféré dans un autre wagon. C'était une chance car il faisait froid mais je ne comprenais pas que c'était une défectuosité, je croyais cela normal car j'avais lu que les trains sont mal chauffés en Pologne. Bah, c'est pas vrai du tout parce qu'on crevait ensuite dans le nouveau compartiment.
Nous étions six dans le compartiment, trois femmes, deux hommes et moi. Deux de ces femmes, des quadra, je dirais, ont papoté tout du long du trajet, quand ce n'est pas au téléphone, entre elles. Les gars dormaient et la troisième, une fille de moins de trente ans, une beauté atypique je dirais, lisait des magasines de mode.
Moi, je regardais et écoutais tout ce babillage. Personne ne parlait anglais mais j'ai réussi à savoir que nous étions arrivé à B.P. car, c'est pas évident les infos dans les gares, vues du train. C'est mal, peu ou pas du tout affiché. Bon, la porte du train était gelée. Il y avait bien une dizaine de femmes de mon wagon qui débarquaient et moi dans le lot. Alors, elles m'ont demandé de passer en avant d'elles et de faire ouvrir cette porte! Tout cela en polonais, anglais, signes, onomatopées et même presque des borborygmes pour arriver à se comprendre . À dix, elles ont réussi à se faire comprendre à moi et moi, j'ai fait semblant de tout comprendre...Ahahaha!
En effet, la ''crisse'' de porte était gelée! Alors, j'ai enclenché le mécanisme d'ouverture, j'ai donné des coups dedans pour finir à coups de pieds dans le bas pour réussir à l'ouvrir. En s'ouvrant, un mécanisme abaisse alors une trappe et déploie des marches.
J'avais pas le choix, moi, je descendais à B.P. et, au surplus, mon honneur était en jeu aussi!
On comprendra qu'il n'y a plus de services dans ces trains, le personnel est réduit au minimum, un conducteur, un contrôleur pour tout le train et ''that's it''. C'est partout pareil!
Évidemment, une fois la porte ouverte, je suis descendu le premier pour libérer le passage et j'ai fait comme Georges (mon père) aurait fait, je leur ai donné la main à toutes pour descendre les marches de ce train pas mal ''à pique'' mais surtout trois marches hautes et gelées!
The ''Lenis'' are back! :-)) De la grande classe quoi! Mon père, il était comme ça...très classe! On en rigole encore dans la famille car, toutes les blondes que mes frères ou moi avons présenté à mon père, (surtout mes frères, moi ça passait trop vite...ahahahaha), il les accueillaient en leur faisant le baise-main! Et pas pour rigoler, très sérieusement!
Anyway, je suis à l'extrême est de la Pologne, à une trentaine de kilomètres à l'ouest de la ville de Brest située en Biélorussie, où d'ailleurs eurent lieu les négociations du Traité de Brest-Litovsk de 1918, traité signé entre les Bolchéviques et l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, la Bulgarie et le Turquie, et qui mit fin ainsi à la participation de la Russie à la première guerre mondiale.
Je suis à 5 kilomètres de mon objectif!
La préposé à l'accueil de l'hôtel travaille pour m'avoir une voiture avec chauffeur afin de me déplacer à Roskosz (prononcer ''Roskosche''), demain et en toute liberté, avec le temps nécessaire.
À suivre donc!
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