jeudi 19 septembre 2013


...une semaine plus tard!

Je suis maintenant à Bowen Island, B.C.

Difficile d'imaginer que cette île soit à vingt minutes de Vancouver et même temps si loin de ce qu'est Vancouver. Dès qu'on pose le pied sur l'île, on entre dans un monde nouveau. C''est une île et c'est pas peu dire.

Mon fils Maxime est venu m'y reconduire car j'avais beaucoup trop de bagages, enfin bagages mais aussi des provisions pour au moins trois semaines car je suis à l'autre bout de l'île, le magasin général est à l'opposé et je n'ai pas de voiture.




Nous sommes partis de son voilier de Victoria à neuf heures le matin et on a touché l'île vers les quinze heures, après une route d'environ cent kilomètres pour attraper le traversier de Nanaimo, une traversée d'une heure trente vers le continent (Victoria est sur une île aussi, l'île de Vancouver, et donc il faut retourner sur le continent pour prendre un traversier vers Bowen, pas le choix pour une telle destination qu'est Bowen) puis on change de traversier pour finalement faire cette dernière petite traversée de vingt minutes.

Dès qu'on touche l'île, l'environnement urbain disparaît. Bowen a une population de 3400 résidents sur une étendue disons de environ douze kilomètres de long par six. Différent des deux millions et plus de population à Vancouver.

Ici, on distingue l'insulaire du touriste par sa gentillesse et au surplus, ils sont, comment dire..''easy going'' ou '' laid back'' ! Sur ma route à pieds, lorsque l'insulaire en voiture me croise, on me salue. Ou si je rencontre un ''local' 'aussi à pieds dans mes longues promenades, il s'arrête et tente de faire connaissance. Puis, la vie est ralentie ici. Pas qu'on vit au rythme des marées, pas à ce point là, mais disons que le traversier rythme un peu l'horaire des insulaires. Le petit autobus qui fait le circuit de l'île passe toujours à temps pour que, où que vous soyez sur l'île, vous puissiez arriver à temps pour embarquer sur le traversier. Pas de stress, pas de course!



Je suis installé dans la maison de mon grand ami Steve pour six semaines. Je vous ai déjà dit que c'est une maison pièces sur pièces, en ''BC Fir'' ou ''Douglass Fir'', un espèce de pin ou épinette qui pousse en monstres ici.



D'ailleurs, tout est gigantesque ici, le cèdre, l'érable, tout, parce que pas d'hiver comme au QC. J'ai vu une feuille d'érable qui devait bien faire, sans exagération, trente centimètres de largeur. Outre sa construction et son confort, l'intérêt de cette maison est son orientation. Voici la vue au loin de la terrasse, je ne me lasse pas de regarder cette petite île, à marée haute ou basse, sous le soleil ou le brume.



Plus bas, sur la route...



Bowen est en fait une montagne et tout est en hauteur. Du traversier on monte et monte tout le temps sur la route de l'île, le mont Gardner est environ son centre et culmine à 2500 pieds. Il y a des sentiers partout mais faut être aguerri pour la marche en montagne. Juste pour aller sur la plage en bas de la maison, c'est environ cinq cents mètres de dénivellation à au moins dix degrés de pente. Alors, je vous dis pas quand il s'agit pour moi de remonter à la maison, je souffle comme un bœuf! :-)

Je m'y repose. Disons que c'est le principal de mon occupation. Je me promène surtout en après-midi.
Le matin, j'écris, mon fameux roman dont je vous parle depuis des années. J'avais déjà un début d'une quarantaine de pages datant de quelques années mais j'ai tout recommencé ici. Pour écrire, j'ai compris qu'il faut être seul avec soi-même, sans obligations, sans horaires, libre de toutes contraintes autre que celle qui obsède, noircir des pages et des pages. Mais j'ai compris qu'il ne faut rien forcer. Il faut du temps et j'ai le temps. J'écris le matin, je peux demeurer quelques heures sur un bout de la table à manger à écrire sur l'ordinateur. Mais cela peut prendre plusieurs formes...Quelquefois, je me lève, je vais sur la terrasse, je regarde la petite île au loin, puis soudain, une idée me vient, ou une image et elle est toujours reliée à l'histoire que j'écris et non à ce que je regarde, du genre comment faire un lien ici ou là, comment développer une situation entamée dans l'histoire, etc... Je peux aussi me déplacer dans la maison et parler mon ordinateur comme pour en faire un complice du travail auquel je l'assujettis, lui autant que moi...:-))) Rassurez-vous, nous sommes quand même loin de la prépsychose, ici! Que du bon temps, c'est tout!

 L'après-midi, je descends au port, environ un jour sur deux, ou alors je pars dans les sentiers et je réfléchis à la suite de mon histoire. Je me prépare toujours un fabuleux repas le soir, comme pour me récompenser de la journée de travail...Ahahaha!!  La journée de travail!!!  Quand je pense à vous, disons que je rigole un peu...de moi hein, pas de vous, j'ai trop de respect pour ce que vous faites, je le faisais dernièrement alors...et je ne trouvais pas cela, comment dire, disons malheureux. Mais, ma journée de travail, je suis loin de mon quotidien récent!!! Et dire que je ferai ce travail pendant les six prochains mois. C'est déjà surréaliste juste à y penser. Oui, je suis bien chanceux mais surtout bien heureux d'avoir eu cette bonne idée,  de m'avoir permis cette chance et de la réaliser.

Bien sûr que je pense à vous aussi. Seulement aux bons moments et ils sont nombreux. La preuve que j'y pense , je ne suis pas en train de vous écrire, là ??!!  Depuis midi, je suis à le faire dans la petite bibliothèque de l'île à plus de six kilomètres de la maison, descendu tard ce matin avec le petit autobus pour me brancher sur le Web. Tiens, aujourd'hui, j'ai reçu un appel d'une cliente qui avait perdu le numéro de Me Sureau et voulait lui parler ou me parler de son dossier, c'était pas clair. Bien laissez-moi vous dire qu'elle ne m'a pas dérangé du tout et ça m'a fait un plaisir fou de lui dire de rappeler ma boite vocale et qu'elle y trouverait ses coordonnées. J'ai même pris le temps de lui demander comment elle allait, assis sur une roche, à côté de la passe à saumons, au milieu d'une chute d'eau qui faisait un boucan d'enfer, assis là parce que la bibliothèque n'ouvrait qu'à midi et je ne savais pas.

Ok...j'ai faim. il est quinze heures cinquante, j'ai quelques petites courses à faire au magasin général et je remonte chez moi. So, portez-vous bien. Écrivez des commentaires, ça met de la vie sur ce blog. J'aime bien vous lire...À propos, comment vas-tu, Dragon Queen?

Les autres, vous avez trouvé qui est Dragon Queen? Certains n'ont pas trouvé car on me l'a demandé en courriel. Allez, un deuxième indice, elle a un rire cristallin et contagieux. Elle adore mes niaiseries, elle a un sens unique de la répartie et on rit toujours de bon cœur avec elle. Bon finalement, forcez-vous un peu!

À plusse!

3 commentaires:

  1. Longues promenades...marches en montagne...
    Parcourir des sentiers...Qui l'eût cru, toi qui a
    toujours refusé de faire le tour du block à
    Montréal!! De toute évidence ce voyage te
    sied bien jeune homme...

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  2. Bon, je t'ai enfin retrouvé ! Je vais te suivre avec plaisir ... J'espère ne pas être sur ta liste noire ! Xx. MJL

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  3. Pour avoir été en Ecosse et en Angleterre avec Monsieur "Non, je sors pas à midi et je reste avec mon boy's club", je sais qu'il aime bien partir avec son bâton et marcher toute la journée. Ça lui fait du bien et ... à nous aussi.

    Bonne continuation

    Michèle G.

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