vendredi 30 août 2013

Je suis encore à Montréal mais pourtant je suis déjà parti! Du boulot en tous cas... c'est terminé, hier en faits. Et toujours hier, surprise...! Mon groupe d'avocats s'est mobilisé pour me dire au revoir sur une terrasse puis au resto sans compter des appels de ceux qui ne pouvaient être là. À vrai dire, depuis plus d'une semaine, je passe d'un souper à un autre, j'ai même organisé le réveillon de Noel avec ma famille en plein mois d'août. Alors là, plus que quelques mains encore à serrer ce soir, autour d'une table, quelques baisers à donner et pas qu'à la volée, quelques conseils de dernière minute à partager et je m'envolerai dimanche soir.

On me demande souvent comment je me sens juste avant ce départ. Pour tout dire, je ne vois pas encore de différence tellement il y a eu des choses à organiser et planifier tant pour le voyage que pour mon absence . Six mois de préparations pour six mois de voyage. Alors, laissez-moi dire que les prochaines semaines seront surtout du repos.

Autre chose aussi qu'on me mentionne, c'est que l'on m'envie de faire ce projet et qu'à bien y penser, on  devrait tous se permettre une telle aventure. C'est vrai mais c'est bien une extraordinaire chance et une intuition, doublées d'un momentum idéal qui m'ont permis ce projet. La décision s'est prise assez facilement. Le plus dur a été de résister à cette idée qu'une personne raisonnable ou sage ou clairvoyante, ne se place pas ainsi en position de déséquilibre, volontairement, quittant alors le travail, les amis, la famille, la clientèle, un environnement et un quotidien connus, un certain confort bien que je me sois assuré d'en retrouver un autre tout aussi confortable, en tous cas sur l'écran des réservations et chemins à parcourir, faisant fi en même temps d'un avenir à conserver sans changements drastiques, ne voulant pas penser à assurer mais, bien au contraire, à laisser place à un certain inconnu tant au départ qu'au retour.

Car ce ne sont pas vraiment des vacances finalement. Des vacances, on prend cela trois semaines, un mois, on décroche pour reprendre le collier sans fracas ou presque au bout de la période. Mais six mois, on laisse sa pratique, on quitte son job, ce que l'on sait le mieux faire, on laisse son agenda vide, sa maison aussi, même si la mienne sera occupée par ma fille et une de ses amies, mais tout de même, on laisse ''son'' monde, sans savoir comment on retrouvera tout cela, n'emportant que soi. Et ce pourrait être différent au retour... en tous cas, je le conçois pour moi comme tel. Six mois auront passé, une éternité bien différente de vacances, vous ne trouvez pas!? Évidemment que cela n'est pas un évènement malheureux, tout le contraire pour moi. Je me désorganise enfin!
C'est magnifique! 

Mon bagage n'est pas encore prêt tout à fait, je ne pars que dimanche et ma logistique veut que je puisse regarder une valise encore ouverte par terre dans la chambre et tenter de la réduire à son stricte minimum jusqu'à la fin. Ça fait partie de l'aventure de manquer de certaines choses et de faire autrement.

Bon alors....voici une autre publication, la 4ème je crois, alors que je suis encore ici, assis sur ma terrasse en train de vous écrire. Mais peut-être pas tant que ça sur le même terrain, ne pensez-vous pas! Allez, au revoir, portez-vous bien j'en ferai de même et je penserai à vous. À bientôt

3 commentaires:

  1. Et puis... ton ailleurs autrement c'est comment?

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  2. Je lis dans ce commentaire que tu regardais ta valise pour l'alléger et n'apporter que l'essentiel. Alors, cher Alexandre, comment ça se fait que t'as payé $50.00 d'excédent à Dorval ?????

    Michèle G.

    P.S. Je sais pas...C'était comme "tranquille" à la Cour aujourd'hui !

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  3. ...parce que je n'en regardais qu'une alors que j'en avais deux!!! :-)))

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